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thalassopolitique est un néologisme associant la politique à la mer (« thalassa »). Il a été inventé par le français Julien FREUND dans la post-face de la réédition de 1985 de l’ouvrage Terre et Mer écrit en 1942 par l’allemand Carl SCHMITT. Il s’agissait de laisser une place centrale au fait maritime dans l’analyse géopolitique et dans l’étude des rapports de puissance. 

Cette posture novatrice remet en cause une approche historiquement centrée sur le territoire de vie de l’humanité la terre (« geo »). Ce renversement de point de vue nourrit des perspectives d’analyses renouvelées particulièrement adaptées avec les réalités de la mondialisation contemporaine.

LA thalassopolitique propose de développer une méthodologie d’analyse des rapports de puissance en accordant au fait maritime sa place et en reconnaissant son influence et son impact sur la géopolitique. Cette approche s’impose aujourd’hui comme une aide à la décision opérationnelle et stratégique pour appréhender des enjeux de pouvoir, d’influence, de gouvernance et d’affirmation de souveraineté. Elle est adaptée aussi bien aux Etats qu’aux organisations internationales mais aussi aux acteurs privés.  La thalassopolitique est à la croisée de multiples savoir et sciences. 

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 31%

des opérateurs victimes en 2024 (vs 17% en 2023)

+ 70%

de cyberattaques portuaires en 2022

1/5

des compagnies maritimes attaquées ces 2 ans

PRINCIPALES MENACES

Modéré

  • La numérisation croissante des vecteurs maritime et des opérations portuaires expose les chaînes logistiques maritimes, terrestres et fluviales à des risques de déni de service, de prise de contrôle à distance et de fuite de données issues de l’écosystème portuaire.  

Élevé

  • Cyber attaques étatiques sur infrastructures critiques (systèmes SCADA portuaires, …)
  • Vulnérabilité des câbles sous-marins où 99% des données numériques mondiales (internet, ordres financiers, … ) transitent au fond des océans.

Critique

  • Paralysie complète des opérations portuaires par le chiffrement des connées via des rançongiciels  (Maersk 2017, ports de Lisbonne (2022) et de Nagoya (2023))
  • Falsification et usurpation des signaux de positionnement de la navigation maritime (« AIS spoofing ou jamming») : enjeux de sécurité (risque d’abordage ou de collision) et de sûreté (couverture de trafics illicites…)

  •  

« Un navire connecté est un navire exposé.

La cyberrésilience maritime ne relève plus de l’option — c’est une condition de continuité d’activité. »