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Phénomène ancestral de violence volontaire commis en haute mer (i.e, hors des Eaux Territoriales), la piraterie est définie par la Convention des nations Unies pour le Droit de la mer (Montégo bay) par l’article 101 comme 

(a) tout acte illégal de violence ou de détention, ou tout acte de déprédation, commis à des fins privées par l’équipage ou les passagers d’un navire ou d’un aéronef privé, et dirigé :

(i) en haute mer, contre un autre navire ou aéronef, ou contre des personnes ou des biens se trouvant à bord de ce navire ou aéronef ;

(ii) contre un navire, un aéronef, des personnes ou des biens dans un lieu ne relevant de la juridiction d’aucun État ;

(b) tout acte de participation volontaire à l’exploitation d’un navire ou d’un aéronef en connaissance des faits qui en font un navire ou un aéronef pirate ;

(c) tout acte d’incitation ou de facilitation intentionnelle d’un acte décrit au sous-paragraphe (a) ou (b). 

La piraterie maritime se distingue du brigandage qui est une manifestation de la violence opérée sur les eaux territoriales.

Enjeu de sécurité des équipages et de continuité des chaînes logistiques mondiales.

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 31%

des opérateurs victimes en 2024 (vs 17% en 2023)

+ 70%

de cyberattaques portuaires en 2022

1/5

des compagnies maritimes attaquées ces 2 ans

PRINCIPALES MENACES

Modéré

  • La numérisation croissante des vecteurs maritime et des opérations portuaires expose les chaînes logistiques maritimes, terrestres et fluviales à des risques de déni de service, de prise de contrôle à distance et de fuite de données issues de l’écosystème portuaire.  

Élevé

  • Cyber attaques étatiques sur infrastructures critiques (systèmes SCADA portuaires, …)
  • Vulnérabilité des câbles sous-marins où 99% des données numériques mondiales (internet, ordres financiers, … ) transitent au fond des océans.

Critique

  • Paralysie complète des opérations portuaires par le chiffrement des connées via des rançongiciels  (Maersk 2017, ports de Lisbonne (2022) et de Nagoya (2023))
  • Falsification et usurpation des signaux de positionnement de la navigation maritime (« AIS spoofing ou jamming») : enjeux de sécurité (risque d’abordage ou de collision) et de sûreté (couverture de trafics illicites…)

  •  

« Un navire connecté est un navire exposé.

La cyberrésilience maritime ne relève plus de l’option — c’est une condition de continuité d’activité. »